Tout savoir sur l’anulingus

Tout savoir sur l’anulingus

Dans cet article, nous allons sortir des sentiers battus et parler d’anulingus. C’est une pratique plutôt confidentielle. En effet, seuls 15 % des femmes et 25 % des hommes déclarent la pratiquer. Alors, souhaites-tu en savoir plus que tu sois pratiquant ou simple curieux ?

L’anulingus est une technique taboue chez beaucoup de monde. Cette pratique liée à la sexualité orale permet d’offrir à ton ou ta partenaire une caresse buccale de l’anus. Comme son nom l’indique, il est question dans cette pratique de stimuler l’anus avec la langue. On trouve aussi l’orthographe d’anilinctus ou encore anilingus pour désigner cet acte, ces deux formes sont admises.

Il n’en reste pas moins que cette pratique n’est pas nouvelle. Les historiens ont retrouvé des textes datant de l’antiquité qui la mentionnait. Un peu plus tard, on lui donna dans la littérature les noms plus poétiques de « pétale de rose » ou encore de « feuille de rose ». Dans un premier temps, je te propose de comprendre quelles peuvent-être les raisons de réaliser ce plaisir buccal.

1. Mais pourquoi pratiquer l’anulingus ?

Que faire ?

Une pratique taboue

C’est une pratique assez peu répandue, même si elle reste bien plus représentée dans l’industrie pornographique. C’est vrai que cela est souvent associé à l’orifice d’évacuation des selles. Les excréments font peur. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs, tu le verras un peu plus tard dans cet article.

Tu peux avoir la peur de la saleté qui pourrait résider dans la zone. Personne n’a envie d’une rencontre du troisième type au creux de la vallée ano-rectale. Cependant, les risques sont assez minimes si l’hygiène est au rendez-vous.

Pour éviter toute déconvenue, il sera donc préférable d’avoir lavé préalablement le sillon interfessier avec grand soin. D’ailleurs si tu souhaites commencer l’anulingus, mais que l’hygiène te fait peur, profite d’une douche ou d’un bain à deux, pour le pratiquer après avoir pris soin de bien nettoyer la zone anale.

Pourquoi est-ce que cela peut-être si agréable ?

Pour commencer, c’est une zone érogène. Que ce soit les muscles qui forment le fessier, la raie des fesses ainsi que l’anus, sont tous les trois des régions procurant de l’excitation.

L’anus est un endroit particulièrement innervé. Il est donc très sensible aussi bien aux caresses, mais également à la pression et à l’étirement. Il est également capable de ressentir les frottements et les changements de température.

Tu pourras donc comprendre aisément que cette partie de ton anatomie ne te laissera pas indifférent(e). Que ce soit de l’attraction ou de la répulsion, les réactions sont toujours fortes.

Cependant pour tirer toute la quintessence des caresses buccales prodiguées il faudra être le(a) plus détendu(e) possible et être à l’écoute des sensations perçues.

L’anulingus peut se coupler avec les pratiques orales de la fellation ou du cunnilingus

Bien souvent, cette pratique suit ou précède un cunnilingus ou une fellation. Il est plus rare que ce soit une pratique sexuelle à part entière, même si dans l’absolu il est aussi possible d’avoir beaucoup de plaisir. Certaines personnes peuvent même avoir un orgasme ainsi.

Si seulement une femme sur cinq le pratique sur son ou sa partenaire, c’est plus souvent par les classes supérieures de la population. D’après une enquête ifop-elle de 2019, 33 % sont des cadres, alors que seulement 7 % sont de classe sociale ouvrière. Il semble que les classes supérieures soient dotées d’une plus grande curiosité sexuelle.

Je l’évoquais précédemment, mais, même si cette pratique peut-être très plaisante, elle n’est cependant pas dénuée de risques, quels sont-ils donc ?

2. Quelles précautions prendre lors de la pratique de l’anulingus

bacteries IST

La peur de tomber sur de la matière fécale

Le principal frein de cette pratique est bien sûr de faire une mauvaise rencontre. Mais tu peux déjà te faire une idée de la propreté de la zone à l’odeur. Cependant, comme tous les replis, la région a une effluence (odeur) qui sera un peu plus prononcée qu’une surface de peau lisse. Cependant, tu ne devrais pas y ressentir d’odeur forte liée à la matière fécale. Si c’est le cas, il est préférable de remettre ton projet à une autre fois, la zone étant surement minée.

Mais si tout est bien propre, il ne devrait pas y avoir de risque. En effet, les matières fécales sont stockées dans le gros intestin, loin du rectum et donc encore plus de l’anus. Elles n’y transitent qu’au moment de passer aux toilettes.

D’ailleurs à hygiène égale, la zone est aussi propre qu’une autre partie du corps que tu viendras d’avoir lavé.

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Pourquoi est-ce une pratique à risque ?

Depuis ton enfance, tu as surement reçu l’éducation pour te dire que les excréments c’était sale. Ce n’est pas pour rien, car les selles transportent en plus des restes alimentaires que le corps ne sait pas utiliser, une quantité non négligeable de bactéries.

Même si ces bactéries sont nos hôtes indispensables pour la digestion et l’assimilation de notre nourriture, les ingérer par la bouche peut provoquer des troubles dans le tube digestif. Le risque de gastro-entérite est lié à la présence de salmonelles, de shigelles, de l’escherichia coli ou encore du campylobacter.

Outre ces troubles gastriques, tu encours également une contamination parasitaire si des œufs de vers sont présents autour de l’anus. On parle ici du ténia (ou vers solitaire) ou encore du giardia. Même si généralement ils ne sont pas mortels, ces parasites vont t’affaiblir en se nourrissant d’une partie de ce que tu ingères.

Pour finir, il existe aussi comme toutes les pratiques sexuelles des risques de transmission d’IST. Tu peux en effet te trouver confronté à l’hépatite A, le gonocoque, le virus HPV (papillomavirus) ou encore la syphilis.

Il est donc important de prendre les précautions d’usages.

Quelles précautions prendre ?

Maintenant, tu sais qu’il est possible de se faire contaminer à la suite de cette pratique. Le spectre des désagréments est un peu plus large qu’avec les pratiques buccales sur les parties génitales. Tu dois donc prendre quelques précautions si tu n’es pas sûr(e) à 100 % de l’innocuité de la rencontre de ta langue avec le fondement de ton ou ta partenaire.

En cas de doute, tu as toujours la possibilité d’utiliser une digue dentaire que tu appliqueras sur la zone pour éviter toute contamination. Cependant, vu la configuration de l’anatomie, ce sera très difficile à maintenir en place et à installer correctement pour réussir l’anulingus dans de bonnes conditions.

Si tu n’as pas de digue dentaire, mais que tu souhaites néanmoins pratiquer et que tu as au moins un préservatif à ta disposition, tu pourras t’en servir. En l’ouvrant en deux sans le déchirer, tu obtiendras alors une digue dentaire.

Quand dois-tu refuser systématiquement l’anulingus ?

Mais il y a des cas où tu auras parfaitement le droit et même le devoir de refuser la pratique ou de la décliner à ton ou ta partenaire.

  • C’est le cas si tu sens une envie présente d’aller aux toilettes pour la grosse commission. Dans ce cas, la matière fécale est en train d’arriver dans le rectum, c’est donc à refuser à ton ou ta partenaire qui aurait eu l’envie de t’offrir ce plaisir.
  • Dans le même ordre, si tu as déféqué entre le moment de ta dernière toilette et l’acte sexuel, tu dois dire stop. Tu n’es pas obligé(e) d’entrer dans les détails, mais simplement tu lui fais comprendre par des gestes ou des paroles douces que ce n’est pas le bon moment.
  • Je te recommande aussi de l’éviter, si tu as mangé des aliments qui fermentent. Ils risquent de te donner des flatulences. S’il t’est impossible de les retenir, car ton esprit sera absorbé par le plaisir, ton ou ta partenaire pourrait très mal prendre de se faire péter au nez.

Quoi qu’il en soit, il faut te sentir totalement à l’aise pour t’y adonner et savoir lâcher prise pour totalement l’apprécier.

3. L’anulingus, une pratique universelle

anulingus homme sur femme

Pour toutes et tous, et par toutes et tous

Les fesses sont un objet de considérations érotiques. Elles suscitent excitation et envie aussi bien chez les hommes que chez les femmes et cela, quelle que soit leur orientation sexuelle. C’est une zone que tout le monde considère. Pour cette raison, elle est une région érogène majeure. C’est pourquoi il est nécessaire de s’y attarder.

Après un travail manuel sur l’ensemble du fessier par des caresses plus ou moins vigoureuses, l’attrait peut ensuite se focaliser sur la raie des fesses. Dans ce sillon se dissimule l’orifice anal. Celui-ci est une zone très sensible. Il est donc légitime de vouloir s’y intéresser.

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Outre les caresses manuelles, tu peux t’en occuper également avec ta langue. Petit rappel au cas où, mais comme tout ce que tu pratiques sur le corps de l’autre, tu dois avoir son consentement. En cas de refus, qu’il soit gestuel, ou verbal, tu ne vas pas plus loin et tu passes à autre chose.

La technique

La technique est relativement simple puisqu’il s’agit de venir titiller avec la langue le pourtour de l’anus, puis l’anus lui-même et pour les plus téméraires, de venir pénétrer ce muscle en anneau.

Pour commencer, tu peux donc comme lorsque tu cibles le sexe de ton ou ta partenaire, faire une approche lente. Tu peux démarrer par de petits baisers. De petits coups de langue permettront ensuite de stimuler la zone. En te rapprochant, tu commenceras à percevoir le relief particulier du pourtour de l’anus. Avec la langue, tu vas pouvoir de façon circulaire l’explorer. Tu n’oublieras pas de t’occuper aussi du périnée, cette zone est aussi propice au plaisir.

À ce moment-là, ton ou ta partenaire peut déjà exprimer des marques de satisfaction. Si c’est le cas, c’est que tu es sur la bonne voie et qu’il ou elle est réceptif(ve) à tes caresses.

Quand tu arriveras sur l’anus, tu pourras avec le plat de la langue prodiguer des caresses douces et suaves. En utilisant le bout, tu pourras alors avec une langue plus dure, venir affoler les replis du sphincter. Il faudra être à l’écoute de tes partenaires et déterminer ce qui fonctionne le mieux.

Pour finir avec la technique, tu peux pouvoir tenter d’ouvrir un peu le passage avec ta langue. Alors, rassure-toi, il y a fort peu de risque de passer totalement le sphincter, car celui-ci est assez épais. Tu ne vas donc t’aventurer que sur quelques dizaines de millimètres tout au plus. Par contre, plus tu iras loin et plus une rencontre du troisième type est possible. Tu sais à quoi t’en tenir et il ne faudra pas venir se plaindre. La bonne nouvelle, c’est que tu vas t’en rendre compte assez vite, cela laisse un goût particulier dans la bouche.

Les positions

Il n’y a pas de meilleure position qu’une autre pour pratiquer. Il faut juste que chacun soit installé confortablement. Pour le receveur, il est important de se détendre pour profiter pleinement.

Tu pourras pratiquer dans de nombreuses postures. Tu peux te faire lécher en étant debout ou assis juste sur le rebord. La situation accroupie permet d’écarter naturellement les fesses pour un meilleur accès. Tu pourras aussi te positionner sur le côté, ou encore sur le dos, sur le ventre.

Comme je viens de te le dire, c’est praticable dans beaucoup de positions, c’est plutôt ton imagination qui fera la différence. Il est d’ailleurs possible que les sensations ne soient pas les mêmes suivant les postures. Certaines postures permettent de plus facilement s’introduire à travers l’anus que d’autres.

L’après

L’anulingus peut être une excellente entrée en matière avant une sodomie. La langue va venir hydrater et lubrifier. Cependant, cela risque d’être fortement insuffisant. Il faudra surement recourir à un complément extérieur avant toute pénétration, que ce soit d’un doigt, d’un objet ou d’un sexe.

Tu feras attention si tu t’exécutes sur une femme d’éviter un retour vers le vagin. Alors même si la salive est un léger antiseptique, ce ne sera pas suffisante pour annihiler les bactéries que tu aurais pu ramasser en chemin. Les installer de la sorte dans le conduit vaginal pourrait déstabiliser la flore de ta partenaire et conduire à une vaginite. Ce qui est fort désagréable.

Pour finir, tu n’imposeras pas non plus de baiser en remontant sur la bouche de ton ou ta partenaire. Tu devras lui laisser le choix de l’accepter ou non.

J’espère que ce guide très complet sur la pratique de l’anulingus te sera d’une grande aide si tu caresses l’envie de l’effectuer. Même si c’est une pratique encore taboue et confidentielle, on dit qu’il ne faut pas mourir idiot. Je t’invite cependant à prendre toutes les précautions possibles avant de pratiquer. Le mieux est souvent de partager une douche ou un bain pour se faire. En plus, c’est aussi très sensuel.

Et toi ? fais-tu partie de la minorité active de l’anulingus ou bien la refuses-tu ? C’est peut-être aussi ton ou ta partenaire qui n’est pas très chaud pour cela. Raconte-moi cela dans les commentaires.

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