D’où provient la baisse ou l’absence de libido ?

D’où provient la baisse ou l’absence de libido ?

Peut-être as-tu déjà ressenti une baisse de libido ou pire encore une absence totale de libido sur ta personne ou sur ton ou ta partenaire. Comment as-tu vécu ce moment de solitude lorsqu’on te fait bien comprendre qu’il aurait bien envie de faire l’amour alors que toi tu n’en as aucune envie ? Que faire quand ta libido n’est plus au rendez-vous ? Trouver la solution à ce problème n’est pas ni simple et ni évident. Chercher à stimuler ton ou ta partenaire pour lui faire retrouver une vie sexuelle plus active peut être un piège en aggravant la situation. Je t’aide à y voir plus clair dans cet article.

Que met-on derrière le terme « libido » ?

Définition

Avant d’entrer dans le sujet, il me semble indispensable de bien définir le mot « libido ». Bien souvent, il est employé un peu à toutes les sauces si je puis dire.

Que signifie le mot « libido » pour toi ?

Quel sens mets-tu derrière ?….

C’est Sigmund Freud qui a introduit le terme « libido » pour décrire un état psychanalytique. Pour lui, c’est une énergie psychique qui va trouver sa source dans la sexualité et dans l’amour. Pour Freud, chacun de nous peut investir sa libido sur sa propre personne, ou bien sur un objet, ou encore sur un autre individu. C’est une énergie relative à la pulsion sexuelle.

D’un point de vue biologique, on assimile la libido à l’instinct sexuel. C’est donc plutôt un terme lié à la copulation (acte sexuel pur) et à la reproduction (amour et acte sexuel).

Pour finir, en littérature, le terme est souvent employé avec une nuance ironique qui accentue alors le désir sexuel. En tant qu’adjectif, libidineux ou libidineuse est encore plus péjoratif quand il est associé à une personne.

Maintenant que la définition est établie, il est temps d’entrer au cœur du sujet.

Qu’est-ce qui les acteurs de la baisse ou de l’absence de la libido ?

Que faire ?

Avant d’entrevoir les solutions, il me semble important d’essayer de déterminer les causes d’une disparition de libido. Pour cela, je vais classer en deux catégories : la perte conjoncturelle (ou temporaire) et la perte permanente.

La perte de libido conjoncturelle ou temporaire

Dans cette catégorie, la perte d’envie sexuelle est souvent causée par un événement survenu plus ou moins brutalement. Je peux citer le deuil, la maladie, une rupture, la dépression.

Dans chacune de ces situations, c’est une cause externe qui va venir influer ton désir physique. Les émotions bien souvent quand ce n’est pas l’état général du corps va alors détourner l’énergie sexuelle vers une autre échappatoire.

La maladie

La fatigue et l’inquiétude vont anéantir l’énergie sexuelle et détourner les pensées vers une espérance de guérison. Dans ces moments, le corps concentre ses ressources pour tenter sa propre régénération. Ce n’est donc pas le moment pour lui de tenter de disséminer la vie, même si psychiquement et moralement, cela peut-être très bon pour la guérison.

Le deuil et la dépression

Le deuil et la dépression peuvent monopoliser le cerveau par des émotions négatives et des idées noires. Celles-ci vont réduire à zéro toute envie de faire l’amour. Le chagrin est en effet un puissant anesthésiant. De plus, il a l’inconvénient de faire entrer dans une spirale infernale qui tente de s’installer. Il est important de trouver de l’aide si l’on voit que la situation s’éternise. Au-delà de trois mois, il devient nécessaire de consulter sur cette dépression enracinée.

La rupture

Les ruptures amoureuses peuvent être totalement castratrices pour certaines personnes. En réduisant à zéro son amour propre, la perte de l’appétit sexuel devient une réalité tant que le désir de l’individu perdu demeure. Cependant pour passer à autre chose, il faut réussir à se défaire des liens mentaux et physiques qui nous liaient. C’est un processus long.

L’absence de libido permanente

Il existe aussi des cas où le désir sexuel n’a jamais été présent ou il a disparu sans jamais revenir. Tu n’as alors jamais ressenti ni durant ton adolescence ni durant ta vie d’adulte d’envie ou d’attrait pour le sexe. Tu arrives très bien à t’en passer d’ailleurs bien souvent. Même si tu n’en as pas l’impression, c’est une gêne dans ta vie.

En réalité, la gêne provient lors de rencontres amoureuses, car oui, tu peux bien sûr connaitre l’amour, sans nécessairement ressentir une envie d’un passage à l’acte. En couple, tu vas alors par devoir ou pour faire plaisir, te soumettre à l’autre et pratiquer parfois (en réalité le moins possible) une activité sexuelle. Celles-ci te semblent au mieux sans réel intérêt, au pire fortement désagréable. Tu ne prends jamais l’initiative, d’ailleurs, tu n’en comprends même pas la raison.

Un passé et une éducation qui a des répercutions sur l’absence de libido

Plutôt d’ailleurs que de parler de pannes permanentes, il faudrait plutôt parler de méconnaissance, de non-apprentissage, voire de dénigrement. En effet, cette absence de libido vient bien souvent de la culture familiale et de l’éducation. Ces notions sont involontairement transmises de génération en génération dès le plus jeune âge et vont contraindre les pulsions sexuelles. Si tu es dans cette situation, je t’invite à réfléchir sur la façon dont le sexe était abordé. Comment était évoquée la sexualité au sein de ta famille durant tes jeunes années ? Bien souvent, les blocages existant chez les grands-parents ou les parents sont transmis aux enfants.

L’arrivée des enfants dans un couple est un gros bouleversement pour la libido.

Tu peux aussi tomber petit à petit dans la perte de libido en réponse à l’arrivée d’enfants. Ceux-ci vont finalement te donner un amour inconditionnel et platonique qui va lentement effacer le besoin physique. En effet, s’occuper d’un nouveau-né demande beaucoup de temps et d’attention. Les nuits se font courtes, et le sommeil est bon à prendre dès que l’occasion se présente. Les câlins se font plus rares. Attention à ce que ce manque de relation ne s’installe et ne deviennent à la fin une habitude.

Quand les hormones prennent leur retraite

Bien sûr, l’âge joue un rôle important. À cause des fluctuations hormonales et de la baisse des taux d’hormones sexuelles, le corps comprend qu’il n’est plus dans son intérêt de procréer. L’envie de sexe devient moins présente et si l’effort de faire perdurer les relations n’est pas maintenu, celles-ci s’espacent et peuvent finir par disparaitre par habitude.

La routine qui amène à la baisse voire à l’absence de libido

Pour finir, la routine, par son côté rébarbatif, toujours la même position au même moment au même endroit ne produit plus l’effet magique de la découverte pour le cerveau. Je te rappelle que ton cerveau adore la nouveauté et s’ennuie profondément dès qu’il connait déjà. Peu à peu, le niveau de plaisir chute, inexorablement, pour arriver à ce que dans la balance, plaisir ressenti contre effort consenti, l’un emporte le pas sur l’autre.

La pyramide de Maslow et la panne de libido

Pyramide de Maslow

Pour bien comprendre cela, il est important de revenir sur la pyramide de Maslow. Cette pyramide se comporte de 5 échelons qui doivent impérativement être satisfaits pour pouvoir gravir l’échelon supérieur. Où se situe une sexualité épanouie dans cette pyramide ? Et bien tout simplement réparti plus ou moins sur les 5 étages. J’ai déjà évoqué cette pyramide fondamentale dans cet article.

1 – Besoin physiologique

Sur cette strate, ce sont les besoins essentiels qui doivent être assouvis. On y retrouve bien sûr la nourriture et l’eau. Mais aussi le besoin de se reproduire. Cependant, lorsque l’on est malade par exemple, le corps n’a alors plus assez d’énergie pour assurer un fonctionnement général et recentre ses ressources vers ses impératifs vitaux. Rester en vie devient prioritaire au besoin de reproduction.

L’âge va être également un facteur déterminant sur cet étage de la pyramide. Moins les rapports sont réguliers et plus vite la chute s’accélèrera.

2 – Besoin de sécurité

À cet étage, l’individu a besoin de se sentir en sécurité aussi bien sur le plan physique que moral. La rupture amoureuse va mettre en péril ce sentiment de sécurité par l’instabilité nouvelle qu’elle provoque. C’est notamment le cas lorsqu’il faut changer de domicile, gérer seul(e) des enfants, tenir un budget, etc. Cela va fortement nuire sur le temps que l’on s’accorde pour penser sexualité.

3 – Besoin d’appartenance

La rupture amoureuse et le deuil s’invitent ici pour venir perturber ton environnement, ta famille, ton clan. La solitude forcément n’encourage guère à extérioriser et s’autoriser des envies sexuelles fortes, car il n’y aura pas de cible vers lesquels projeter ce besoin.

Avec l’arrivée d’enfants dans le couple, il arrive parfois que l’on ne se focalise plus que sur celui-ci, car il y a besoin de le protéger et de le surveiller tout le temps. On invite le berceau dans la chambre parentale, voire pire, l’enfant dort dans le lit de ses parents.

4 – Besoin d’estime

La dépression par son côté dépréciation de soi va également précipiter la chute de la libido. Quand on a du mal à s’aimer, comment pouvoir accepter que d’autres puissent le faire ? C’est aussi le cas de la rupture qui met à mal l’estime de soi. Tu voit qu’elle joue sur plusieurs niveaux, c’est pour cela qu’il faut du temps pour se reconstruire petit à petit.

Je placerai la routine à cet échelon, par le plaisir ressenti qui n’existe plus ou presque plus. On ne s’estime plus alors assez pour faire l’effort de passer à l’acte.

5 – Besoin de s’accomplir – la dernière étape pour s’affranchir de la baisse ou l’absence de libido.

C’est bien souvent à cet étage que sont bloquées les situations de manque de libido permanentes. Par culture bien souvent, mais cela peut aussi être suite à un trauma qui n’aura pas été réparé. L’envie ne nait pas à cause du rejet inconscient. L’inconscient joue un rôle capital en tant que frein à la libido.

Maintenant que tu connais les différentes causes d’une baisse ou d’une absence de libido, nous verrons dans le prochain article qu’elles peuvent être les solutions. Il en existe plusieurs, qu’il faut adapter aux problématiques de chacun et chacune. Pour ne pas le manquer, abonne-toi à la newsletter ci-dessous.

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