Les mots du sexe et de l’amour – Ce qu’ils disent de toi

Les mots du sexe et de l’amour – Ce qu’ils disent de toi

La langue française est très riche pour tout ce qui évoque les mots de l’amour et du sexe. Certaines personnes vont adorer verbaliser leur sexualité pour faire monter l’excitation. Pour d’autres, ces flots de paroles pourraient les déstabiliser, voir les bloquer. Quoi qu’il en soit, le champ lexical et ta façon de t’exprimer pendant l’amour vont en dire très long sur toi et ton comportement. Les mots ont un sens et ils influencent notre comportement aussi bien lorsqu’on les expose ou lorsqu’on les reçoit. Il est donc indispensable d’user des bonnes formulations au moment approprié.

Pour commencer, tu vas voir que l’on adapte les mots utilisés en fonction des interlocuteurs avec qui l’on échange.

1. Les mots du sexe dépendent fortement de l’interlocuteur

couple enlacé
Dainis Graveris – unsplash

Comme tu vas le constater dans les exemples suivants, la langue française est riche de mots et d’expression pour parler de sexualité. C’est également le cas pour nommer certaines zones du corps. Cependant, très vite tu vas te rendre compte que le lexique est un peu plus fourni côté masculin. Le sexe féminin a souvent moins de termes pour le décrire, surtout pour la partie interne.

Par exemple, le vagin n’a pas de synonyme dans le dictionnaire ! L’appareil sexuel de la femme est donc doublement caché.

Les mots ne sont pas tous utilisés dans le même contexte et dépendent fortement de l’interlocuteur à qui ils sont destinés.

Pour soi

Et toi, comment désignes-tu tes organes génitaux ?

En réalité, c’est déjà une bonne façon de te définir. D’ailleurs, il y a les personnes qui ne se les évoquent jamais. D’autres vont jusqu’à les nommer par des diminutifs comme « popol ou nénette » par exemple.

Les mots que tu utilises pour parler de toi donnent une idée de ce que tu penses de ton propre corps. Je t’invite à y réfléchir un peu, cela pourrait te faire comprendre un peu mieux ta sexualité.

Les enfants

Très jeunes, les enfants se questionnent sur les parties qu’ils ont entre les jambes. Leurs parents leur expliquent alors que c’est leur sexe.

Ils utilisent plus volontiers des mots comme « zizi » pour désigner le pénis pour les petits garçons. Chez les petites filles, ce sera plutôt la version féminisée en « zézette ». On entendra aussi parler du terme « féfesses ou de lune » pour nommer le derrière.

Pierre Perret fait dans une de ses chansons un éloge au « zizi » qu’il décrit dans toutes ses formes.

Le corps médical

À l’opposé, le corps médical emploie des mots uniquement anatomiques. On entendra parler de vagin, de pénis, de testicule, de vestibule, de vulve, de seins, etc.

C’est un vocabulaire totalement neutre. Et c’est tout à fait normal puisqu’il ne faut ni sexualiser la conversation ni utiliser des termes qui pourraient ne pas être compris. Il en va en effet de la santé du patient.

Les amis

A contrario, c’est souvent avec les ami(e)s que les mots utilisés peuvent être les plus trash. Il est plus fréquent d’entendre : « j’ai pris sa bite en main » ou encore « je lui ai mis deux doigts dans la chatte » que « ma main est venue saisir son pénis avec conviction » ou bien « Mes doigts se sont délicatement introduits le long de son conduit vaginal ».

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Je pense que tu perçois immédiatement que cela n’aura pas le même impact auprès de tes connaissances. Bien souvent les hommes ont tendance à vouloir fortement impressionner leur communauté. Ils ne vont donc pas y aller avec le dos de la cuillère. Ils emploieront un vocabulaire que les meilleures chansons paillardes ne renieraient pas.

Parmi les mots utilisés, tu vas pareillement retrouver des termes comme teub, teuch, mais aussi cramouille qui évoque la vulve féminine avec ce côté humide propre à son excitation. Tu pourras également entendre zboub, zob (même si c’est un peu passé de mode), nibards, ou fion.

La langue française voit naitre au fil du temps de nouvelles dénominations sans cesse plus fleuries les unes que les autres.

Les partenaires ou les plans cul

Cela devient plus compliqué quand on aborde la sphère intime. Que ce soit avec un partenaire d’une vie ou un plan cul d’un soir, chacun aura ses propres limites et choix vis-à-vis du langage lié au corps et à la sexualité.

Pour commencer, il y a deux écoles :

  • La première est celle de ceux et celles qui restent muets ou qui ne supportent pas les paroles pendant les ébats.
  • À l’opposé, il y a la team de ceux qui ont besoin d’exprimer ou d’entendre par le verbe ce qui se passe au niveau des corps.

Bien sûr, il est rare d’être totalement l’un ou l’autre, chacun pourra se situer quelque part entre les deux positions. Cela peut varier suivant l’état d’excitation, les partenaires présents, l’âge et l’expérience de chacun et chacune.

Parmi les personnes qui parlent, il y a aussi deux écoles :

  • Il y aura les adeptes de mots doux et chaleureux.
  • Et celle des termes plus sauvages, allant jusqu’aux expressions grossières potentiellement insultantes. Malheureusement c’est plus souvent pour désigner les femmes, par exemple chienne, salope, etc.

Encore une fois, tout dépend des situations. Certains pratiquants peuvent complètement se coincer si les mots ne correspondent pas à leurs attentes. Cela peut être aussi bien du côté des formules obscènes comme des dénominations tendres.

Tu devras donc y aller par touches progressives pour ne pas bloquer totalement tes partenaires.

Cela peut être une requête comme « vient prendre ma queue au fond de ta bouche », ou bien, plus chastement « J’aimerais que tu viennes gouter le membre qui fait ma fierté ».

Pour ceux et celles n’aiment pas utiliser les mots du sexe, il sera question de demandes moins explicites du type « Ne souhaiterais-tu pas explorer un peu plus bas (ou au sud) ». La pudeur des partenaires interdit alors d’employer des expressions trop précises et de nommer les parties intimes.

Certains termes restent réservés à la sphère intime et on les utilise plus rarement dans un autre contexte. Par exemple, on peut trouver la formule « faire l’amour » ou des mots comme queue, chibre, manche, moule ou cul.

Pour l’anecdote personnelle, j’ai eu une petite amie qui voulait absolument que je lui témoigne avec des phrases ce que j’étais en train de faire physiquement avec elle. C’est assez déstabilisant. J’essayais malgré tout maladroitement (j’étais jeune) de satisfaire son besoin, mais cela me coupait un peu l’envie.

Heureusement, depuis j’ai bien évolué 😊

2. dis-moi les mots du sexe que tu utilises et je te dirais qui tu es

Témoignage

Le vocabulaire utilisé pour évoquer l’anatomie, mais également les pratiques vont largement te définir et expliciter ta façon de réaliser ta sexualité. Rien n’est anodin, et il est parfois important d’y prêter attention, surtout dans un début de relation pour déterminer finalement qui se cache derrière le masque de tous les jours. En effet, durant le sexe, il est plus facile de percevoir ce qui se dissimule au fond de chacun (sans mauvais jeu de mots 🤣).

Les mots crus sont en général ornés d’adjectifs et de qualificatifs imagés qui donnent toute la force au propos. Il est bien plus éloquent de dire « j’ai très envie de venir enfouir ma grosse queue gorgée de foutre dans ta fente dégoulinante de cyprine » plutôt qu’un simple « Je veux mettre ma bite dans ta chatte ».

Les mots et les compléments qu’on leur ajoute permettent de stimuler le cerveau, parfois aussi bien que de bonnes caresses. Le cerveau je le rappelle est le moteur de notre excitation et de notre désir. Cependant, il y a de multiples façons d’exprimer oralement son désir.

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Activité/passivité

Tout d’abord, les verbes employés vont être bigrement significatifs. On peut les classer en deux groupes. Tu trouveras d’un côté le vocabulaire des actifs et celui des passifs de l’autre.

  • Ainsi les actifs vont principalement recourir des verbes d’action. Par exemple, ils pourront dire à leur partenaire « Je vais te défoncer », ou bien « j’ai très envie de te faire jouir ».
  • À l’opposé, les passifs vont généralement utiliser une verbalisation d’attente. Voici la version passive des deux exemples précédents. Il y aura « Viens me prendre en levrette » ou encore « Je désespère que tu me manges le clito ».

Le vocabulaire va rigoureusement décrire le comportement de chacun. Je t’invite donc à bien écouter les propositions de tes partenaires afin de déterminer précisément dans quel camp il ou elle va plutôt se positionner.

Distance

La terminologie utilisée, lorsqu’elle recourt à des expressions anatomiques dans les ébats de couple, indique souvent une prise de distance vis-à-vis de la sexualité, voir parfois une gêne. Lorsque l’éducation aura été trop stricte ou après un traumatisme, le vocabulaire sexuel pourra en outre être totalement gommé.

Tu pourras entendre des formules de localisation comme « en bas » ou l’utilisation de « le ou la » pour désigner les sexes. Mais la plupart du temps, tout sera fait pour ne rien en dire. Les rapports se passeront généralement sans un mot, même s’ils ne sont pas forcement silencieux.

D’ailleurs d’après un sondage britannique de la BBC, 2/3 des Anglais n’osent pas prononcer le nom « vagin ».

Ce sont plutôt les hommes qui semblent les plus enclins à parler de manière plus crue.

Bestialité et cruauté

Le vocabulaire sexuel peut devenir très vite bestial et ramener à notre condition animale. Ainsi, certaines femmes apprécient de dire « prends-moi comme une chienne ». Pendant l’acte, on halète, on couine parfois et il est possible d’y pratiquer la levrette.

Une autre partie de la sémantique de l’amour peut cependant devenir plus violente et manifester un certain besoin de heurter, voire de brutalité dans les ébats. Dès lors, l’utilisation de verbes agressifs comme, défoncer, déchirer, déglinguer, marque une volonté fictive de détruire symboliquement l’autre (la femme le plus souvent quand même).

L’article suivant traite de la sexualité et la violence. Je t’invite à le lire.

Gourmandise et plaisir

Il existe également un lexique plus gourmand pour les mots du sexe. Ce sont des expressions plus sensuelles comme croquer, lécher, sucer, avaler.

Il ressort l’envie de prendre du plaisir à gouter l’autre, mais aussi en même temps à se faire gouter en retour. On peut de plus utiliser les termes de banane, aubergine, bonbons, dragées pour désigner le membre masculin et ses deux attributs. Coté féminin il y aura cheminée, four, moule, abricot, berlingot, mille feuilles.

D’ailleurs, le baiser est l’image idéale du plaisir gourmand. Veux-tu maîtriser toutes les astuces pour des baisers inoubliables ? Je te propose de lire cet article.

Pour que le sexe soit et reste une source de satisfaction pour chacun, il est essentiel de communiquer ses envies et ses besoins. Cela permet de faire connaitre à l’autre tes attentes et de comprendre les siennes. Cela se fait en utilisant un vocabulaire ciblé que tu adapteras au moment.

J’espère que tu comprends mieux l’importance que peuvent avoir les mots du sexe dans tes relations. Ils définissent non seulement tes actes, mais aussi tes aspirations autour de la sexualité. En étant bien à l’écoute de tes partenaires, tu pourras également réussir à décrypter leurs envies cachées. Cela te permettra ainsi de prendre encore plus de jouissance pendant tes ébats. Nous avons une langue française très riche. Il peut être très excitant pour l’esprit de se voir transporter par des phrases enivrantes. Parfois, il faut savoir oublier l’éducation que l’on a reçue et oser se faire plaisir avec les mots.

Je t’invite à me dire dans les commentaires quel est le mot du sexe que tu aimes le plus, ainsi que celui que tu détestes absolument.

Cet article a 2 commentaires

  1. Lola Plumeti

    Pas facile de faire plusieurs choses à la fois. Perso, être silencieuse me permet de rester concentrée ! 😊

    1. Harmonie Des Corps

      Merci Lola pour ton partage. C’est tout à fait OK tant que ton plaisir est là et que cela va aussi à ton compagnon. Cependant, il est aussi possible avant l’acte de faire monter la tension par des termes excitants ou éveillant l’esprit pour faire monter la tension sexuelle.

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