Pourquoi souffre-t-on des ruptures et pourquoi sont-elles si difficiles à provoquer ?

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Carolina Heza -Unsplash

Il est bien rare d’aimer les ruptures sentimentales. En effet, celles-ci apportent des douleurs et parfois provoquent des comportements étranges. Pourquoi est-on si mal lors des séparations ? Qu’est-ce qui fait qu’elles sont si difficiles à vivre et surtout pourquoi cherche-t-on souvent à convaincre son ou sa partenaire de reprendre la relation, même si celle-ci n’était pourtant pas la plus épanouissante que l’on est connu.

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Il est maintenant grand temps d’entrer dans le vif du sujet et de découvrir pourquoi l’on souffre autant.

1. La faute aux peurs

La peur de prendre des initiatives
alexandra gorn – unsplash

L’habitude

Une des premières souffrances en cas de rupture vient des habitudes. En effet, ce sont des actes presque involontaires que l’on va rechercher pour se sentir bien. Ainsi, en couple, on développe et l’on entretient beaucoup de petites habitudes.

Cela a un côté rassurant pour chacun, mais aussi lie le couple dans ces petites manies que l’on aime partager. Durant l’histoire du couple, ces habitudes vont se construire et prendre plus ou moins d’importance.

Par contre après la rupture, ces habitudes reviendront à ton esprit avec une force difficile à contenir. Chaque petit geste que vous faisiez à deux va te replonger dans ce passé avec une nostalgie douloureuse.

Ainsi, plus vous aurez ensemble de petits rituels et plus la souffrance risque d’être forte dans les premiers temps à chaque fois qu’un de ceux-ci aurait dû avoir lieu.

Il est très complexe de les esquiver, c’est cependant possible en changeant ses façons de faire.

La solitude

La solitude est également une cause de souffrance. Il est laborieux de sortir d’une situation où tu faisais tout à deux, il peut être effrayant de penser devoir ensuite tout faire seul(e).

Il n’y a pas que le côté présentiel. Il faut aussi prendre en compte l’aspect financier, le temps à passer sur chaque tâche à réaliser maintenant sans aide. Cela peut fréquemment paraître insurmontable.

La peur et la souffrance qui en découle vont rendre difficiles les premiers moments après la rupture. C’est vrai qu’il est parfois délicat d’affronter la vie actuelle en solitaire. C’est en plus souvent assez mal vu par beaucoup qui ne comprennent pas forcément que ce n’est pas toujours par choix.

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Ainsi, il est tout à fait légitime d’en avoir peur et de subir la souffrance générée par cette peur.

Le filtre des bons moments

Il faut aussi considérer ce biais que l’on a souvent par rapport à la relation passée après une rupture.

Tu as en effet plutôt tendance à ne te rappeler que des bons moments.

Tu vas ainsi mettre de côté les mauvais même si ceux-ci étaient parfois bien plus présents que les autres.

C’est un filtrage qui se fait malgré toi au sein de ton esprit en sélectionnant prioritairement les souvenirs plaisants dans le cas des ruptures. Surtout quand elles sont à l’initiative de ton ou ta partenaire.

Dès lors, en ayant toujours en tête ces instants qui nous ont procuré du plaisir, tu vas ressentir le contrecoup de ce plaisir que tu n’as plus, en souffrance plus ou moins vive en retour.

Cela conduit généralement à la déprime, puisque l’on compare alors ces moments positifs avec sa vie actuelle qui forcément est bien moins intense et réjouissante. La déprime s’accompagne à ce moment-là de toutes les souffrances associées (tout est noir ou gris, la souffrance de voir les autres heureux ou en couple, etc.).

Il faut réellement se méfier de ces pensées sélectives, car bien souvent, il y avait des signes avant-coureurs de la rupture. Cela a certainement dû générer des situations négatives et fréquemment aussi une souffrance diffuse, mais bien présente.

Voilà pourquoi tu dois vraiment douter de tes souvenirs lors d’une séparation.

2. La faute aux hormones

Hormone

Au-delà des peurs, il y a aussi un autre phénomène qui te fait souffrir lors des ruptures. C’est lié aux hormones que l’on sécrète en temps normal lorsqu’on est amoureux et en couple. Sous l’effet de la rupture, leur production va à être perturbée.

L’action des hormones

En effet, lorsque l’on est en couple, les sentiments amoureux mais aussi le bien-être et le plaisir font fabriquer dans le corps un cocktail d’hormones. Parmi celles-ci, deux vont particulièrement nous intéresser ici. Il s’agit de la dopamine et de l’ocytocine.

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Pour rappel, la dopamine est l’hormone du plaisir. C’est elle qui, lorsqu’elles vient s’arrimer aux cellules cérébrales réceptrices, te donnent le sentiment de plaisir. Cette sécrétion est également favorisée lors des relations sexuelles.

L’ocytocine, quant à elle, est l’hormone de l’amour et du bonheur. Elle provoque un sentiment d’attachement aux personnes que l’on aime et fait voir la vie en rose. La présence d’une personne aimée à ses côtés va lancer sa production dans le cerveau. Elle va ensuite activer les zones propres à l’amour et au bonheur.

Or à cause d’une rupture, ces deux hormones ne vont plus être sécrétées dans les mêmes proportions.

L’effet addictif

C’est alors que le manque se crée. En effet, ces deux hormones ont la caractéristique de venir comme les drogues, conforter le centre de la satisfaction.

Lorsqu’elles font défaut ou que leur quantité est réduite, il s’ensuit un effet de manque. Or des études ont montré que ce manque était aussi fort que pour certaines drogues dures comme l’héroïne et la morphine.

Il est ainsi facile de comprendre que les réactions peuvent être puissantes. Le cerveau va donc être en demande et celle-ci sera plutôt très intense.

C’est par conséquent ce manque que tu ressens dès le début des problèmes et encore plus au moment de la rupture, car la production des deux hormones cesse subitement.

Le pire c’est qu’à ce moment-là, elles sont remplacées par les hormones du stress et de la douleur. C’est donc une double peine que tu reçois de plein fouet.

Le mal-être enduré

Il est donc aisé de comprendre que tu ne vas pas être dans un état de pleine forme. Tout au contraire.

Tu vas associer la déprime qui viendra des hormones du stress et de la douleur ainsi que du manque créé par la disparition de la production de dopamine et d’ocytocine.

Comme tu l’as surement déjà expérimenté, la douleur n’est pas uniquement cérébrale. On peut bien sûr la ressentir dans tout le corps. C’est principalement au niveau des autres neurones présents dans le corps que l’effet est important. C’est-à-dire auprès de l’estomac et de l’intestin.

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Il n’est ainsi pas rare que l’envie de manger disparaisse. Des douleurs abdominales peuvent également te submerger. Tu vas vivre la rupture dans la totalité de ton être, aussi bien physiquement que psychiquement.

Voilà pourquoi il est difficile d’endurer une rupture, mais également de la provoquer à cause des souvenirs éprouvants des séparations passées.

Vouloir recoller les morceaux

Cela explique aussi pourquoi fréquemment on fait tout pour recoller les morceaux. On est prêt à trouver toutes les excuses envisageables pour pardonner. On va de même bien souvent mettre de côté les aspects négatifs pour ne conserver que les bons et ainsi, prétendre à vouloir rependre la relation coûte que coûte.

Comme tu le vois ici, on est vraiment dans le manque addictif que l’on tente de combler de n’importe quelle manière possible. Tu risques de pardonner même l’inacceptable pour de nouveau retrouver ces sécrétions de dopamine et d’ocytocine et supprimer le stress et la douleur.

Pourtant il est probable, s’il y a eu rupture, qu’il y avait déjà auparavant de la souffrance dans le couple. Cependant, celle-ci était plus diffuse et moins brutale. Mais souvent, elle durait depuis un certain temps.

Toutefois, on endure bien mieux une légère douleur sur le long terme qu’une souffrance intense sur une courte durée

Voilà pourquoi en cas de rupture tu peux être prêt(e) à tout pour retrouver la sécurité du couple.


J’espère maintenant que tu comprends mieux tes réactions parfois totalement inconsidérées lorsque tu es en période de rupture. La meilleure des façons pour souffrir le moins possible est de faire au plus vite le deuil de celle-ci. Bien souvent, il faudra prendre le taureau par les cornes et s’autoriser à souffrir beaucoup, mais sur une courte durée, plutôt que faire persister un couple en perdition en essayant de raccrocher les wagons dans de veines tentatives.

Je te propose de me raconter dans les commentaires, la manière dont tu vis tes ruptures sentimentales.

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