L’hygiène et les protections contre les IST

L’hygiène et les protections contre les IST

C’est l’été, il fait chaud, les tenues sont plus légères, les vacances approchent. C’est aussi le moment de belles rencontres. Qu’elles finissent ou non par durer, il se peut que le simple flirt évolue jusqu’à la relation sexuelle. Ensuite, ton crush peut avoir les plus beaux yeux du monde, le plus charmant des sourires, ce n’est pas une raison pour que tout le reste soit obligatoirement à l’avenant. Ainsi, dans cet article, je vais te parler d’hygiène, de protection des IST pour passer un bel été sans stress. Il est fort peu probable que le ou la partenaire, avec qui tu vas coucher, soit resté(e) abstinent pendant les 3 derniers mois depuis son bilan sanguin. Finalement, il est indispensable de prendre les précautions qui s’imposent.

1/ Hygiène

Hygiène

L’importance de l’hygiène

Commençons par l’hygiène avant de poursuivre avec les IST. Il est indéniable que, c’est avant tout par là que tu risques d’incommoder ton ou ta partenaire si celle-ci est négligée. Surtout l’été, la chaleur fait fortement suer le corps. La sueur moment où elle sort du corps est généralement peu odorante. Des molécules odorantes vont se dégager après oxydation de la sueur et par la dégradation causées par les bactéries présentes naturellement sur ta peau. Les zones fortement touchées par la transpiration sont principalement les aisselles, l’aine, les pieds à cause des chaussures, le dos, la nuque surtout chez les femmes ayant de longues chevelures, le visage.

Lorsqu’elle est abondante à cause de la chaleur, celle-ci aura très vite tendance à sécher et à laisser sur la peau une pellicule collante et grasse peu agréable. Les Parisiens le savent bien quand ils empruntent le métro bondé en pleine canicule. Pour éliminer cette transpiration, la douche s’impose et il est nécessaire de se l’imposer, plusieurs fois dans la journée si nécessaire.

Se laver, mais pas se récurer

laver sans récurer - l'importance de l'hygiène

Pour commencer, Je ne vais pas te donner de conseils quant à la fréquence pour te laver, chacun déterminera ce qui lui convient le mieux par rapport à ses activités, sa région, de l’époque de l’année et ses habitudes. Cependant, le minimum syndical serait d’au moins une douche par jour et un brossage de dents après chaque repas. Se sentir frais est important pour pouvoir sereinement aborder une relation intime avec quelqu’un. Il n’y a rien de plus déstabilisant et désagréable que d’entamer un corps à corps amoureux sachant que ton hygiène laisse à désirer. Tu n’as certainement pas envie de voir une expression de gène ou de dégout, chez ton ou ta partenaire lorsqu’il va approcher une partie de ton anatomie.

Au mieux, si cela est possible, une douche rapide avant toute relation est juste souvent magique. Il faut reconnaître que tu seras ainsi bien plus à l’aise avec ton ou ta partenaire. Tu pourras en profiter pour apporter une petite touche de sensualité en apposant délicatement une crème parfumée sur les bras ou une touche d’eau de toilette sur le haut de la poitrine. Attention, tu ne dois pas récurer ton corps. La peau est fragile, elle a besoin pour ne pas être agressée d’avoir un petit voile gras qui évite l’attaque des champignons et des bactéries. Le savon décape fortement cette barrière naturelle protectrice. Il ne faut donc pas l’utiliser trop souvent dans une même journée. Pour les muqueuses, c’est encore plus vrai, elles sont très fragiles. Bien souvent, elles n’ont besoin que d’une hygiène légère avec des produits adaptés.

La signature olfactive corporelles – l’odorat un sens puissant

Le pouvoir des odeurs

Même lavée, la peau garde une odeur qui est propre à chacun. C’est notre signature olfactive. C’est d’ailleurs ainsi que les chiens arrivent à suivre la trace d’une personne en particulier lorsqu’ils sont dressés à cela. Il est tout à fait normal que les organes sexuels aient une odeur plus marquée. Cependant, si l’odeur est vraiment forte et inhabituelle, il se peut qu’il y ait un problème d’ordre médical. Tu dois alors consulter un médecin rapidement.

Même si ta propre odeur ne t’est pas agréable, il ne faut pas oublier que c’est pour ton ou ta partenaire, un des éléments qui va éveiller ses sens. Or l’odorat, même s’il s’est fortement émoussé avec l’évolution, utilise des zones primitives du cerveau. Une odeur peut ainsi faire naitre de grandes émotions. N’as-tu jamais ressenti, comme Marcel Proust avec ses madeleines, un parfum, qui d’un coup t’a fait remonter en mémoire de nombreux souvenirs que tu croyais enfouis ?

Généralement, ton ou ta partenaire aimera ton odeur personnelle, que ce soit celle de ta peau ou celle de ton sexe si tu gardes une bonne hygiène. D’ailleurs, les parfumeurs l’ont bien compris en te permettant d’associer leur parfum à ton corps.

Avant de passer sur le sujet encore plus préoccupant des IST, tu peux retenir qu’une bonne hygiène va te permettre d’être parfaitement en confiance avec ton corps vis-à-vis de ton ou ta partenaire. Il te sera certainement aussi plus agréable de te blottir auprès d’un corps doux et sans odeur dérangeante.

2/ Après t’être occupé de ton hygiène, il est nécessaire de te protéger des IST

bacteries IST

L’affaire Nacho Vidal te dit-elle quelque chose ? Si ce n’est pas le cas, tu peux lire cet article. Tu constateras que même dans le milieu professionnel du X, les acteurs et actrices pourtant très surveillés médicalement, peuvent tout de même se faire contaminer. Tu dois donc sans toutefois tomber dans la paranoïa la plus totale, prendre tes précautions lors de tes rapports sexuels.

Que veut dire IST ?

Je te propose de commencer par comprendre les risques liés à un rapport non protégé entre deux partenaires. On parlait il y a bien longtemps de maladie vénérienne, puis de MST pour maladie sexuellement transmissible pour parler des maladies qui pouvaient se transmettre par des pratiques sexuelles. Aujourd’hui, la norme est d’utiliser l’acronyme IST pour infection sexuellement transmissible. Le ministère de la Santé préconise dorénavant de ne plus utiliser que le terme IST. Cela correspond à un rapprochement avec le langage international qui utilise l’acronyme STI pour Sexually Transmitted Infections. Les IST représentent donc toutes les maladies visibles ou non que l’on peut se transmettre lors des rapports entre individus.

Parmi les IST, on retrouve les champignons qui vont causer principalement des démangeaisons ou des douleurs pendant les rapports. Ensuite viennent les bactéries, qui peuvent donne des maladies comme la syphilis, la gonococcie, la chlamydiose. Puis les virus comme le SIDA ou l’hépatite (B et C), l’herpès, ou encore les verrues qui vont pénétrer à l’intérieur de tes cellules parfois à vie. Les symptômes sont variés : écoulement, démangeaisons, brulures, pertes, saignements, douleurs, éruptions cutanées, infection pulmonaire, fièvre, etc.

Il est toujours urgent de consulter un médecin en cas de doute et d’avertir les partenaires avec lesquels des rapports non protégés ont eu lieu pendant la période d’incubation que le médecin t’indiquera. Parfois, le traitement devra se prendre chez les deux partenaires pour qu’il soit efficace. Parfois, il n’y a malheureusement pas de traitement efficace une fois l’infection déclarée.

Se protéger pour soi et se protéger pour les autres

se protéger des ist

La contamination peut se faire entre la peau et les muqueuses des organes génitaux, par les organes génitaux et la bouche ou par les organes génitaux et le rectum. Il n’est pas toujours nécessaire qu’une plaie soit présente (pour les bactéries et les mycoses par exemple). Certaines IST se soignent assez bien après avoir consulté un médecin. Pour d’autres, comme les hépatites et le SIDA, c’est une autre histoire. Il est donc impératif d’avoir des rapports qui sont toujours sains pour soi.

En effet, penser à soi permet aussi de penser aux autres en évitant de les contaminer par méconnaissance. La règle est simple. Tout rapport avec un nouveau ou une nouvelle partenaire doit être un rapport protégé. Il est possible de se passer de protection uniquement lorsque les partenaires ont effectué deux prises de sang à trois mois d’intervalle et que celles-ci sont négatives. Pour que cela reste valable, les deux partenaires ne doivent pas avoir de relations avec d’autres personnes sans s’être alors eux-mêmes protégés. Sinon, le risque est entier et tout le protocole de vérification est à refaire.

Il vaut mieux le petit désagrément apporté par la protection, plutôt que de courir un risque qui peut aller de simple démangeaison, en passant par une destruction des reins, de stérilité, voir même de mort. Ce n’est donc pas un sujet à prendre à la légère.

3/ Les protections existantes contre les IST

gants de protection

Parmi les protections, il n’en existe que deux de fiables à ce jour. L’une est plus contraignante que l’autre. Les deux sont des préservatifs. L’un est une version masculine, l’autre une version féminine.

Le préservatif masculin

préservatifs masculins

C’est le plus utilisé. Il est à usage unique. Il possède une date limite à partir de laquelle il ne faut plus l’utiliser pour se protéger, le latex devenant poreux passé cette date. La technologie a permis aujourd’hui de réaliser des prouesses de finesses. Ils sont extrêmement fins et donc bien plus confortables que ce qui était produit avant. Il s’enfile très rapidement pendant l’acte et bien entrepris, il ne coupe pas l’élan des partenaires.

Il existe plusieurs tailles. Messieurs, il est inutile d’acheter la taille maximale. C’est totalement contre-productif, car le préservatif risque de se déchirer ou encore de glisser du pénis et de rester dans ton ou ta partenaire. Non, seulement le risque d’infection dans ces cas-là n’est pas nul, mais en plus, il va être nécessaire d’aller le chercher au fond de son intimité. Ce qui importe principalement ce n’est pas vraiment la longueur, mais principalement la largeur du membre à couvrir. Clique ici pour déterminer le diamètre qui t’ira le mieux.

Un préservatif, c’est comme un pantalon, il faut le choisir à sa taille, sinon, on a l’air d’un clown quand on le porte. De ce fait, la responsabilité de l’achat de préservatif devrait donc revenir aux partenaires possédant un pénis. Cependant, pour les partenaires possédant un vagin, je recommande également d’avoir à disposition quelques préservatifs de côté afin de pallier aux manquements des partenaires masculins qui sont bien trop souvent légers sur ce point.

Le préservatif féminin

Préservatif féminin

Plus contraignant le préservatif féminin doit être mis en place avant le rapport sexuel. Cependant contrairement au préservatif masculin, il peut être mis en place, plusieurs heures avant celui-ci. Il est plus épais que le préservatif masculin et de mon point de vue, bien moins esthétique. De plus, il est beaucoup plus cher. Comme son homologue masculin, il ne peut être utilisé qu’une seule fois. C’est aux partenaires possédant un vagin de l’acquérir et prendre soit de le mettre en place, ce qui n’est pas toujours très simple. Il suppose également de prendre un peu de temps pour sa mise en place. Il est donc plus contraignant et souvent moins agréable que le préservatif masculin.

La digue buccale

Pour terminer sur les barrières de protection, il existe des digues buccales pour protéger lors des rapports oraux. Car il est possible malheureusement d’attraper certaines IST par la bouche. La digue buccale s’adresse aux partenaires voulant s’occuper avec leur bouche de la vulve ou de l’anus de leur partenaire. Je te l’accorde, ce n’est pas très glamour, et casse grandement la magie de l’instant. De plus, les coups de langue sont bien moins appréciés par ce fait.

4/ Communiquer avant de niquer

Communiquer

Le plus important dans le couple c’est de communiquer, et de rester honnête avec ses partenaires.

Communiquer

En premier lieu, la méthode de protection doit être abordée entre deux nouveaux partenaires, dès que l’engagement tend à découler sur une relation sexuelle. Il est important de ne pas entamer de relation sexuelle tant que tu ne t’es pas mis(e) d’accord sur la protection à adopter et qui l’a en poche.

Par la suite, il sera aussi nécessaire quand la relation devient stable et durable, de continuer à communiquer sur l’évolution souhaitable de la protection. À quel moment faire un dépistage ensemble, et s’il est ou non souhaitable de passer à des relations non protégées.

Honnêteté

Pour terminer avec cet article déjà bien long, je ne peux que te conseiller d’être totalement honnête avec tes partenaires. Si tu te sais contagieux (se) ou contaminé(e), prévient ton ou ta partenaire. Il lui reviendra alors la décision de poursuivre l’acte avec la protection de son choix. Contaminer quelqu’un alors qu’on est conscient de son mal peut être puni devant les tribunaux.

Et surtout si tu es dans un couple libre, ou bien que tu vas de temps à autre voir ailleurs, surtout protège-toi pour ne pas contaminer ton partenaire avec lequel ou laquelle tu ne mets pas de protection.

En suivant tous ces conseils, un très bel été s’ouvre devant toi et tu ne seras plus embêté(e) par des problèmes d’hygiène et d’IST. Garde en tête qu’en matière de protection, il ne faut jamais rien prendre à la légère. Si tu suis consciemment les bonnes pratiques, il est certain que tes relations sexuelles n’en seront que plus détendues et plus plaisantes.

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