Comprendre la tendance malsaine du «Yes, Daddy !»

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As-tu déjà été confronté à la tendance du « Yes Daddy » ? Cette expression qui pourrait se traduire en français par « Oh oui ! papa ». Il est possible que tu sois totalement passé(e) à côté si tu ne te balades pas sur des sites un peu chaud. Cependant, tu as aussi pu lire ce texte sur des tee-shirts. Tu auras également pu voir cette phrase sur des photographies sur Instagram par exemple. Quoi qu’il en soit, tu trouveras ici des informations sur ce phénomène et surtout ce qu’il faut en penser.

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D’où vient le phénomène « yes daddy » ?

Comme bien souvent, c’est encore une mode qui nous vient des milieux de la pornographie d’outre-Atlantique. C’est généralement étonnant, car on pourrait les croire très puritains. En effet, si tu montres un sein, ou un bout de sexe sur Facebook, Instragram ou YouTube, tu encours alors très vite la suppression de ton post, voire pire, le bannissement définitif de ton compte.

À ce jour, il n’y a vraiment que Twitter qui autorise la pornographie sur sa plateforme. Pourtant c’est bien chez l’oncle Sam qu’est née la tendance du « Yes Daddy ». Ainsi lorsque l’on gratte un peu le vernis qui recouvre l’image américaine, on trouve dessous une industrie pornographique très puissante. On estime qu’elle représente environ 90 % de ce qui est produit dans le monde. Autant dire que c’est presque un monopole. Ce n’est donc finalement pas si étonnant que cette mode soit née outre atlantique.

Que faut-il dès lors penser de ce contraste fort entre ce qu’ils montrent à travers leurs plateformes grand public et l’industrie spécialisée du sexe ? Tout simplement, la morale américaine s’arrête dès qu’il y a de l’argent en jeu.

La censure n’est donc là que pour pouvoir accueillir dès leur plus jeune âge des utilisateurs qui seront d’autant plus captifs qu’ils sont arrivés jeunes sur la plateforme.

Pourquoi est-il apparu ?

Que faire ?

Tu sais maintenant d’où viennent ces types de production. Je t’explique si tu n’es pas encore au fait, ce qu’est ce phénomène.

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Le concept

Mais pour cela, il faut commencer à expliquer le concept du « yes daddy ». En règle générale, cela met en scène une très jeune fille. Elle aura officiellement l’âge légal pour éviter de tomber sous le coup de la loi, cependant, elle fait en sorte de paraître tout juste pubère.

D’un autre côté, il y a un homme d’un âge déjà mûr. Celui-ci a alors le rôle du père de la jeune fille.

Le scénario est souvent simpliste. Pour une raison quelconque, le père va inciter plus ou moins fortement la fille à avoir une relation sexuelle. Au cours de celle-ci, la jeune femme finira par devenir consentante et s’exprimera en lançant des « Yes Daddy ! » lors des assauts du vieux mâle.

Pourquoi une telle pratique ?

C’est vrai que décrit comme cela, on pourrait se dire que ce ne sera excitant finalement que pour une minorité de pervers. Pourtant force est de constater que s’il y a des productions qui réalisent cela c’est qu’il y a une demande conséquente du marché.

D’ailleurs pour s’en convaincre, il suffit de voir qu’il y a des productions visuelles (photos et vidéos), mais également des productions audio et écrites. Est-ce juste un effet de mode, comme le furent les grandes partouzes dans les années 70 et 80 ? Qu’est-ce qui peut vraiment exciter dans cette tendance ?

Qu’est-ce qui peut exciter dans cette pratique ?

Le fantasme de l’homme âgé avec une jeune femme

On peut se demander si cette mode n’est pas faite pour les adultes qui ont démarré la pornographie lors de l’essor d’internet dans les années 2000. Ils n’avaient alors pas loin de 20 ans.

Si tu fais bien le calcul, ils devraient avoir autour de 40 ans aujourd’hui. C’est l’âge pour être père d’une grande adolescente. Oui, ça fait un peu froid dans le dos, je te l’accorde.

Ensuite, c’est aussi pour permettre aux plus âgés de se projeter comme un être toujours désirable. C’est malheureusement le lot de beaucoup, la quête perpétuelle de plaire, surtout auprès de plus jeunes. Tout d’un coup, l’âge physique ne compte plus et les barrières sont abolies.

Bon, à part si tu fais partie des peoples il y a quand même peu de chance que cela t’arrive.

La situation peut aussi fortement exciter les personnes (principalement masculines) qui fantasment sur le contrôle et la domination. Souvent dans le scénario, la jeune fille n’est pas consentante, il y a une phase de persuasion. Parfois la manière forte peut-être employée. Je ne suis surtout pas là pour justifier la pratique, simplement pour tenter d’expliquer l’engouement.

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Il y a également derrière le fantasme du viol. Je ferais un article spécifique sur ce sujet qui me paraît majeur et trop long à développer ici.

Pourquoi le « yes daddy » est-il finalement plutôt malsain ?

metoo - balancetonporc

Il me semble important de comprendre pourquoi ces mises en scène sont vraiment malsaines. Elles encouragent finalement des actes abjects et punis par la loi.

L’inceste

Pour commencer, on parle bien ici d’une relation entre un père et sa fille. Ce qui se nomme inceste. C’est d’ailleurs un de points fondamentaux de la théorie comportementale freudienne avec le complexe d’Œdipe.

Pour rappel, un oracle prédit aux parents du futur Œdipe que leur enfant à naitre tuera son père et s’unira à sa mère. Malgré les précautions prises par les parents pour éloigner cet enfant de leur foyer, celui-ci reviendra guidé par la main de dieux grecs toujours très malicieux pour accomplir la prophétie.

Derrière ce mythe, il y a pourtant une réalité naturelle à éviter ce genre d’amour entre individus trop semblables génétiquement. En effet pour qu’un être vivant soit le plus robuste et parfait possible, il est préférable que son patrimoine génétique soit le plus diversifié. Or en procréant avec sa famille proche, les mauvais codages dans le génome ont de plus fortes chances de se produire. Cela conduit souvent à faire naitre des enfants avec de gros problèmes (physiques ou mentaux).

C’est ainsi un interdit profond, dont la culture que nous perpétuons de génération en génération repose sur une réalité naturelle.

Il est donc vraiment malséant de promouvoir cela dans les productions pornographiques faisant référence au « yes Daddy ».

Le viol

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, mais ces productions pornographiques sont tout simplement des incitations au viol. Dans la plupart des scénarios, la jeune fille se refuse à son « père ». Elle lui répète plusieurs fois qu’elle ne veut pas, que cela ne se fait pas. Pourtant le « père » va insister. Il va même parfois effectuer des gestes qui dans la vie réelle seraient immédiatement considérés comme des agressions sexuelles et un viol.

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On ne le dira jamais assez, mais un « non » veut bien dire non. Il n’y a pas à demander de justification. Il ne faudra pas non plus insister lourdement. Lorsque tu reçois cette injonction, tu dois passer à autre chose sans discuter.

Chacun et chacune ont le choix d’accepter ou refuser toute emprise sur le corps et l’esprit. C’est un droit fondamental dont on ne peut priver personne.

Une justification, une banalisation ?

Tu l’auras donc compris, toutes les représentations du phénomène « yes Daddy » flirtent avec la morale et la légalité. C’est pour cela que je les qualifie de fortement malsaines.

En effet, en étant autorisées et diffusées largement, elles ne font que renforcer et banaliser, voir justifier le viol et l’inceste. Les vidéos sont en plus, souvent mises en scène pour que l’auditeur puisse penser à une scène de vie réelle.

Je t’invite donc à bannir ce genre autant que possible.


Te voici maintenant mieux armé(e) pour affronter le monde de la pornographie qui peut être profondément licencieux, voire dangereux. Il existe aussi des productions similaires entre femmes mûres et jeunes hommes. Cependant, c’est amusant de constater que dans ces cas-là la femme est généralement la belle-mère dans l’histoire. À croire que les réalisateurs masculins de ces productions n’arrivent pas à se mettre à la place des protagonistes. Considérer que leur propre mère pourrait vouloir abuser d’eux semble ne pas les exciter du tout. Pourquoi devrait-il en être différemment dans l’autre sens alors ?

Si toi aussi tu as été confronté(e) ces derniers temps à des productions un peu louches, je t’invite à l’évoquer dans les commentaires.

Cet article a 4 commentaires

  1. Hach

    Cette « tendance » n’est autre que la banalisation de la pédophilie. Une abomination. Les relations sexuelles avec une adolescente sont un crime. Naturellement le corps a ces âges, n’est pas prêt. C’est donc également, une violence. Et comme il s’agit invariablement d’un abus par ascendant, violence sur un plus faible qui n’est; de surcroît ; pas encore sortit de l’enfance. Une tendance qui incite a se comporter en détraqué sexuel et pervers notoire. Il n’y a qu’a lire le premier commentaire, (celui de Ben) pour comprendre a quoi on a affaire.

    1. Merci Hach pour votre témoignage. En effet, c’est une très mauvaise image qui est renvoyée comme je l’indique dans l’article.

  2. Ben

    Ce type de pratiques ne vous attirent pas, cela ne regarde que vous et votre point de vue.
    Pour autant, vous n’avez pas à stigmatiser les fantasmes des uns et des autres. Pour qui vous prenez vous ? Un senseur qui pourrait dire ce qui est bien ou mal ? Vous êtes Dieux dans votre monde parfait ?
    Ce serait comme dire qu’il faudrait éviter les films où il y a des meurtres car sinon cela encouragerait les malades mentaux, c’est un raccourci inexact.
    Ce n’est pas par ce que l’on prend plaisir à regarder des films où il y a des meurtres que l’on cherche à reproduire des meurtres.
    Ce n’est pas par ce que vous regardez des vidéos ou les rapports apparaissent non conscenti que vous allez chercher à reproduire ce type de crime.
    Les malades mentaux n’ont pas que des dérives sexuelles, s’il n’ont pas d’éducation sur les questions intimes, il n’ont pas d’éducation tout cours. S’ils sont incapables de gérer leurs émotions et pulsions, les stigmates sont généralisés dans leur organisation mentale, autrement dit, ce sont rarement des gens discrets et ne sont absolument pas représentatif de la population qui consomme la pornographie.
    Et contrairement à votre méconnaissance du plaisir féminin, énormément de femmes ont le fantasme du rapport non conscenti. Est-ce qu’elle souhaite se faire violer et abusés par n’importe qui et n’importe comment ? Absolument pas. Elle désire se retrouver avec une personne de confiance qui va leur permettre de simuler avec realisme, le contexte d’un rapport non conscenti. C’est toute la nuance que vous n’avez pas dans votre monde parfait.
    Et qui plus est, les contenus du ‘yes Daddy, sont majoritairement à l’inverse de se que vous prétendez. C’est toujours le père qui cède aux avances sexuelles d’une actrice jouant le rôle d’une ado teenage… en chaleur. C’est juste un fantasme… celui de perdre le contrôle et de laisser place au désir sexuel dans un contexte non conventionnel et de l’interdit. C’est une manière de renouveler et de redonner de l’intérêt à l’expérience sexuelle souvent très mécanique et répétitif.
    Ne confondez pas le consentement avec des fantasmes réalisés à deux ou à plusieurs dans une complicité totalement partagé.
    La vraie perversion est de détourner un fantasme en l’inscrivant comme ci c’était un acte desexualisé qui irrait forcément à l’encontre de la morale, d’une volonté et d’un désir commun.
    Pour résumer, être honnête, c’est savoir se taire quand on ne sait pas de quoi on parle…

    1. Libre à vous de penser que la mise en avant d’une relation incestueuse n’a pas d’impact sur les spectateurs. Vous en parlerez aux malheureuses personnes abusées dans leur tendre enfance.
      Quant à savoir de quoi je parle, en effet, je me base « juste » sur les accompagnements et aides que je peux justement donner aux victimes.

      Je vous suggère donc de passer votre chemin si mes propos vous dérange.

      Bonne continuation

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