Comment aider des partenaires ayant subi des violences physiques, psychiques ou sexuelles ?

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Shayan Rti - Unsplash

Je vais aborder un sujet très sensible dans cet article. Il existe en effet un nombre important de personnes ayant subi un traumatisme dans leur vie. Cela va les suivre tout au long de leur vie, y compris dans celle de leur couple. Bien souvent, cela s’accompagne de souffrances plus ou moins exprimées, ainsi que des difficultés dans le ménage. Par conséquent, si tu es le ou la partenaire de quelqu’un ayant eu ce genre d’accident, il est indispensable de connaitre les bonnes attitudes à adopter pour l’aider et ne surtout pas aggraver sa situation. Je vais donc t’expliquer comment gérer au mieux pour réussir à avoir une vie de couple plus épanouissante pour chacun.

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Mais avant de savoir comment réagir face à un ou une partenaire traumatisé(e), il me semble indispensable de bien comprendre d’où peuvent provenir ces maux qui nuisent au duo.

1. Les traumatismes qui affectent le couple

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Les origines physiques

Quand on parle de traumatisme, on pense tout de suite à une agression physique. C’est normal, c’est souvent ce qu’on peut entendre ou lire dans les médias. C’est aussi plus voyant.

On trouve ici tout ce qui va toucher à l’intégrité physique d’un individu. Il y a bien sûr les coups portés que l’on peut recevoir pendant l’enfance. Il y a deux facteurs aggravants qui sont la violence des coups, mais également leur fréquence.

Ils peuvent être donnés dans le cadre familial, mais pareillement à l’extérieur par des personnes du voisinage ou à l’école.

Parfois, il arrive de plus de se faire tabasser sans raison juste parce qu’on était au mauvais endroit et au mauvais moment.

Il peut aussi y avoir toutes les privations subies pendant la petite enfance. Que ce soit des privations par le toucher, mais également alimentaires, cela engendre toujours des effets plus tard.

Pour finir, il y a de même toutes les agressions d’ordre sexuel. Que ce soit des attouchements ou des pénétrations, si ce n’est pas consenti, c’est du viol. Le traumatisme est très fort, car on touche à l’intimité de chacun. C’est une zone que l’on garde pour soi et que l’on n’offre qu’à certaines personnes.

Les origines psychiques

Il existe en outre des souffrances un peu moins visibles. Cependant, même si elles ne se voient pas physiquement, les dégâts qu’elles peuvent engendrer peuvent être tout aussi dévastateurs. Il s’agit ici des violences psychiques.

On va trouver dans cette catégorie le harcèlement, l’humiliation, l’abandon, le rejet ou encore la terreur. Cette liste n’est toutefois pas exhaustive puisque toutes les pressions subies vont avoir un effet délétère profond.

Ces violences peuvent être faites par des proches dans le cadre familial, mais également dans le milieu scolaire. On peut les retrouver en outre dans l’environnement professionnel, aussi bien vis-à-vis de la hiérarchie qu’entre collègues.

Souvent chez les ados et parfois chez les jeunes adultes, les agressions peuvent venir des réseaux sociaux. Cette forme de maltraitance a d’ailleurs tendance à s’intensifier. Il n’y a plus aujourd’hui de paix possible, car le monde électronique peut prolonger les souffrances reçues dans le monde réel. Il devient impossible d’y échapper et la pression est constante 24 heures sur 24.

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Comprendre les effets

Toutes ces agressions vont faire naitre des peurs chez les victimes. Chacune va développer les siennes par rapport au trauma subit.

Cela peut être la terreur de l’autorité, de la violence, des autres, du contact, des hommes, etc.

Cette peur est un réflexe déclenché pour tenter d’éviter ce qui la génère. C’est au départ un mécanisme de survie et de fuite face au danger. Ensuite, cela devient un handicap dans la vie une fois que la menace est potentiellement écartée, car la peur s’ancre profondément. C’est à ce moment-là qu’il faut la traiter.

On peut être plus ou moins marqué par les traumatismes. Les réactions de peur peuvent être plus ou moins vives. Cela va vraiment dépendre de chaque personne. Ces réactions et leur intensité sont en général propres à chacun.

En plus de déclencher ces peurs, bien souvent, cela réduit à néant ou en tout cas fortement la confiance en soi, l’ambition et l’envie d’épanouissement.

Les personnes traumatisées ont généralement honte de ce qu’elles ont subi. Elles font fréquemment profil bas et tentent de minimiser ou de masquer leurs troubles.

2. Les mettre à jour pour mieux les dépasser

l'effondrement suite à un burnout

Souvent caché

C’est pour cela que les partenaires de personnes ayant subi des traumatismes vont souvent devoir découvrir ces faits petit à petit. Il est en effet assez rare que dès le début, ton partenaire s’ouvre à toi sur ses traumas subits.

Cependant, même s’ils sont cachés, ils vont provoquer des symptômes visibles. Ces symptômes engendrent fréquemment des comportements étranges qui vont amener des difficultés dans le couple.

Si la victime peut avoir conscience de leur provenance, il n’en est pas de même pour le ou la partenaire de cette personne.

Tu vas donc devoir trouver ces petits indices qui vont te permettre de suspecter quelque chose.

Interroger pour comprendre afin de mieux aider

À partir de ces indices, il te faudra délicatement interroger ton ou ta partenaire sur ce que tu auras pu déceler. Tu dois cependant garder en tête que l’on ne s’exprime pas facilement sur des choses dont on a honte et qu’on a refoulées très profondément en soi.

Tu vas donc devoir te transformer en Sherlock Holmes pour découvrir ce secret bien caché. Tu devras ensuite endosser le costume du Dr Freud pour réussir à trouver les bonnes questions sans blesser.

Comme tu peux le voir, ce n’est vraiment pas simple. C’est pour cela que si tu te sens dépassé, je suis là pour secourir ton couple. À travers de séances de coaching, je vais faire ce travail et vous donner les meilleures chances de surmonter tout cela.

3. Les actions à entreprendre

le bienfait des caresses en couple par matheus ferrero -unsplash

Être à l’écoute.

Quoi qu’il arrive, dès que tu commences à détecter des comportements qui te semblent étranges chez ton ou ta partenaire, il est alors important de faire le maximum pour rester à l’écoute.

Pour cela, tu vas devoir utiliser tous tes sens. En effet, les manifestations peuvent être audibles avec l’emploi de négation, de protestation ou tout autre symptôme d’un potentiel blocage. La respiration est parfois aussi altérée quand les peurs se manifestent.

Cela peut être également visuel, avec des attitudes de repli ou de protection.

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Au niveau tactile, tu pourras éventuellement ressentir des tressaillements, des tensions ou même une sudation excessive.

Y aller en douceur

Quel que soit ce que tu détecteras, il faudra alors se mettre en mode douceur. Tu feras dès lors preuve d’attention et tu veilleras à y aller lentement.

Il est important d’être calme également, pour ne surtout pas transmettre ton stress à ton ou ta partenaire qui n’a vraiment pas besoin de cela puisqu’il ou elle sera déjà en lutte interne.

Au contraire, tu tenteras de donner un sens positif à la situation pour communiquer une bonne attitude. Il est en effet essentiel de montrer que tout va bien se passer et que tu ne seras pas son bourreau.

Écouter ses paroles et ses réticences te permettra de t’adapter au contexte.

Ne jamais brusquer

Il ne faudra pas non plus brusquer la personne traumatisée. C’est le meilleur moyen de la bloquer encore plus, d’aggraver le problème et de lui faire perdre toute confiance en vous.

Tu devras avancer par petit pas. Tout doit être mesuré.

Si tu sens que ton ou ta partenaire approche de ses limites, tu dois stopper. Tu reprendras alors à un autre moment après que les émotions soient retombées.

Ne pas amener dans une situation rappelant le trauma

Tu devras aussi prendre soin de ne pas l’amener par tes actes, tes propos ou tes intentions à mettre ta moitié dans la situation qui lui ferait revivre ce qui a causé le traumatisme.

Il est indispensable pour cela bien évidemment de connaitre précisément ce qui a déclenché le trouble et comment c’est arrivé. Ce n’est bien sûr pas toujours facile.

Cependant si un jour à un moment particulier tu vois ton compagnon ou ta compagne se tétaniser et commencer à fortement angoisser, c’est que ce qui était en train de se produire lui rappelle dangereusement ce qui lui est arrivé dans le passé. Tu fais très vite marche arrière et tu tentes ensuite d’apaiser ses craintes.

Dédramatiser sans toutefois minimiser les faits

Quoi qu’il en soit, tu ne tenteras jamais de minimiser les faits. Ce n’est pas toi qui les as vécus, alors abstient toi de tout commentaire visant à sous-estimer la situation. Certes, tu penses peut-être bien faire, mais dans la tête de la victime, ce sera blessant.

Donc la meilleure chose à faire lorsque tu en parles, c’est d’essayer de comprendre ce qui a pu être ressenti au moment des faits. Tu dois aussi tâcher d’appréhender ce qui demeure à ce jour et ainsi adapter un discours neutre et bienveillant avec ton ou ta partenaire.


J’espère maintenant qu’avec tous ces conseils, tu te sentiras bien plus en mesure de venir en aide à un ou une partenaire qui aurait subit des violences par le passé. Ces traumatismes peuvent être aussi bien physiques que psychiques. Tu dois de même garder en mémoire que la plupart du temps, les victimes ont une très mauvaise estime d’eux-même. Il te faudra alors les soutenir et les aider à surmonter ce lourd passé et réussir à avoir une vie plaisante à tes côtés.

Je t’invite à me dire dans les commentaires, si tu as déjà été confronté(e) à cette situation dans ta vie sentimentale et comment tu as réussi à t’en sortir.

Cet article a 6 commentaires

  1. Laure

    C’est vrai que quand on parle de violences, on pense souvent qu’elles sont physiques. Alors que des violences psychologiques font également beaucoup de dégâts, à tout âge de la vie. Merci pour cet article et de bien relever le fait qu’aucune violence quelle qu’elle soit doit être minimisée et rabaissée.

  2. Manal Hkm

    Bonjour
    Oui cette situation n’est pas simple. Merci pour cet article très intéressant qui touche un sujet sensible mais important.

  3. Ced Ric du blog https://cedrictruyen.com/le-blog

    Encore une fois, un article très intéressant.

    Je retiens particulièrement une phrase importante dans ton article, c’est qu’il ne faut jamais minimiser les faits, car ce n’est pas nous qui avons vécu le traumatisme. Même si tout le reste de l’article est évidemment intéressant, de mon point de vue d’ancien policier qui a été souvent confronté à des rencontres avec des personnes victimes de violences physiques et psychologiques, c’est réellement le fait de ne pas minimiser ce que l’autre a vécu qui est important.

    On fait beaucoup trop souvent en fonction de nous, nous réagissons comme si nous comprenions. Mais on ne comprends pas, et c’est pourquoi je pense qu’il faut absolument s’abstenir de tout commentaire visant à minimiser ce que l’autre a vécu. Je te rejoins complètement là-dessus.

    Et pour les mêmes raisons, je pense aussi, malgré tout le respect que j’ai pour la profession que j’ai exercée pendant plusieurs années, que les policiers devraient plus souvent être attentifs à cela.

    Merci pour cet article très instructif

    1. En effet, à part avoir vécu quelque chose de vraiment similaire, il est très difficile de pouvoir se mettre à la place de quelqu’un. Donc ne jamais minimiser les faits c’est important, le corolaire, c’est qu’il ne faut pas non plus les intensifier. C’est à son ou sa partenaire de définir le fait.

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