Les femmes fontaines – Abordons le mythe de l’éjaculation féminine

Et si l’on parlait de l’éjaculation féminine ou des femmes fontaines ? D’où vient ce phénomène ? Comment se produit-il ? Pourquoi existe-t-il une fascination pour le squiting ? Est-ce réellement un plus dans la sexualité ? C’est à ces questions et à bien d’autres que je vais répondre dans cet article.

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Pour commencer, je propose de t’expliquer comment a été mise en lumière le phénomène et quelle est la nature de ce mystérieux liquide qui jaillit des vulves de certaines femmes.

1. Cassons d’emblée le mythe des femmes fontaines

jeunes filles allongées

L’expérience qui a conduit à comprendre l’éjaculation féminine

Les docteurs Pierre Desvaux, andrologue et sexologue et Gérard Salama, gynécologue-obstétricien, ont décidé de conduire une étude sur le phénomène des femmes fontaines. Ils ont souhaité en savoir plus sur la nature du liquide expulsé par ses dames au moment de la jouissance. À cette fin, ils ont utilisé l’échographique et l’analyse biochimique pour mener à bien leur expérience.

Les cobayes de l’exercice étaient des femmes fontaines sans problème gynécologique pour ne pas inclure de biais à l’expérience.

Le protocole de l’essai était le suivant :

En arrivant, les pratiquantes étaient invitées à passer aux toilettes.

À ce moment-là, un peu d’urine était récupérée pour examen. Une échographie permettait par la suite de vérifier que la vessie a été bien vidée lors de la miction.

Ces participantes furent ensuite isolées et il leur était demandé de se stimuler seule ou avec un partenaire suivant leur préférence. Cette excitation sexuelle devait durer au minimum trente minutes sans dépasser une heure. Elles ne devaient toutefois pas aller jusqu’à l’orgasme pour ne pas obtenir à ce stade d’éjaculation féminine.

À l’issue de cette séquence, une seconde échographie fut immédiatement réalisée. Toutes les femmes présentaient à ce moment-là une vessie pleine.

Dans un troisième temps, l’équipe médicale leur a donc demandé de reprendre la séance intime jusqu’à l’expulsion du liquide. L’expulsion de celui-ci se fait par l’urètre dont l’orifice est situé juste au-dessus de l’entrée du vagin. Pour un rappel de l’anatomie féminine, je te propose de relire cet article.

Celui-ci, une fois évacué, fut alors analysé. Il contenait de l’urée, de l’acide urique, de la créatine et de l’eau comme… dans l’urine et des traces très faibles de liquide prostatique.

Conclusion de l’expérience

Ainsi, contrairement à l’éjaculation masculine, où l’émission contient une très grande part de liquide prostatique, ce qu’éjectent les femmes est de nature différente. Même si l’on retrouve un peu de sécrétions provenant de leur prostate, la teneur est infinitésimale par rapport au volume total expulsé.

En effet, il a été découvert il y a déjà quelque temps, de petites glandes prostatiques autour de l’urètre chez la femme. Le corps médical s’interroge encore quant à leurs fonctions. À l’instar de l’homme, il semble qu’au moment de l’orgasme, ces glandes seraient capables de produire un peu de liquide. Cependant, ce sont tout au plus quelques gouttes. Il est d’ailleurs possible de le ressentir parfois pendant un cunnilingus par un léger changement de gout de la vulve de ta partenaire.

Le liquide émis n’est en fin de compte que de l’urine très diluée. C’est ce qu’il ressort de l’étude en tout cas. Il a par conséquent très peu d’odeur, même si elle demeure présente pour les nez les plus fins.

Une seconde expérience a été ensuite reconduite en faisant absorber une substance colorant les urines. Tu sais comme la betterave par exemple qui va les teinter de rose. Le résultat a confirmé la première hypothèse, c’était bien de l’urine colorée qui était produite.

L’éjection est donc due à une forte pression des muscles internes qui poussent pendant les contractions orgasmiques, et du relâchement des muscles du périnée contrôlant les orifices.

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Le constat est que cela arrive plus fréquemment auprès de celles qui parviennent à se relaxer totalement pendant l’orgasme. Sous la contrainte, le contenu de la vessie est alors expulsé en jet répondant aux spasmes musculaires profonds.

2. D’où vient ce mythe, pourquoi est-il monté en épingle ?

Alors qu’il y a encore quelques années, personne ne s’intéressait à ce phénomène, aujourd’hui, les recherches sur « femmes fontaine » ou « squirt », du terme anglais désignant la chose, sont dans les tendances.

Une question d’image

La première chose qui a vraiment changé c’est l’image que l’on a forgée de l’éjaculation féminine. En effet, même si certaines femmes dans le passé étaient touchées par ce phénomène, peu en parlaient, car jugé trop honteux. Les femmes fontaines restaient discrètes.

C’est dans les années 1990 qu’il a été largement exposé et ne fait plus partie du fétichisme urologique.

Les femmes peuvent montrer qu’elles jouissent autrement que par leurs cris.

Pourquoi l’éjaculation féminine a-t-elle été remise au gout du jour ?

C’est tout simplement parce que cela témoignait de la jouissance de la femme à l’instar de l’homme. En effet, sans cet effet souvent spectaculaire dans les productions pornographiques, il fallait s’en remettre aux gémissements et aux mouvements des filles pour se rendre compte que l’extase était arrivée.

C’est pour cette raison que c’est devenu un atout fort apprécié dans les films X. C’est ainsi présenté comme la preuve incontestable d’un plaisir qui était jusqu’à présent tout comme le sexe féminin, le plus souvent bien dissimulé.

Le squirt est un mot porteur et souvent un atout dans le X

D’ailleurs, c’est même devenu un critère à part entière sur les sites pour adultes. Tout autant que l’on retrouve les sections homosexuelles, femmes matures, gros seins et autres fétichismes sexuels, le squirting, les femmes fontaines ou l’éjaculation féminine sont des mots clés très recherchés.

Ils font aussi grimper les vues lorsqu’ils sont inclus dans les titres des vidéos.

Des stars dédiées

Il y a donc évidemment des actrices qui se sont faites les spécialistes de cette pratique. Dans les « record women » de l’éjaculation, on trouve Flower Tucci avec son jet mesuré à plus de 4 m.

Un film a même été tourné spécifiquement. Le titre est « Female ejaculation : a complete guide » du réalisateur Seymore Butts avec la star Alisha Klass.

Côté Françaises, tu peux retrouver sur Pornhub la performeuse Vic Alouqua qui s’est fait une particularité de proposer des vidéos des éjaculations qu’elle génère.

Cependant comme dans toutes les productions X, il y a aussi beaucoup de scènes jouées où l’on peut plutôt voir des femmes uriner que réellement éjaculer sous le plaisir. C’est le revers de la médaille du X.

Peut-on apprendre à faire devenir des femmes fontaines ?

Avec cette présence dans les contenus pornographiques, il est devenu de bon ton de savoir provoquer cette éjaculation. Ainsi il est possible de trouver des modes d’emploi sur internet censés faire gicler une femme. En effet, il semble que cela puisse fonctionner chez certaines.

Le principe est de venir fortement appuyer et stimuler la zone proche du point G (autrement nommé complexe clitorido-urétro-vaginal). Cela doit amener une excitation et en parallèle par un toucher très dynamique affaiblir temporairement la puissance du muscle du périnée. Celui-ci va se relâcher et dès lors permettre le passage entre la vessie et l’urètre.

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Pour s’en convaincre, il suffit de voir que souvent dans ces cas là, l’éjection de liquide se fait lorsque les doigts sont extraits du vagin.

C’est donc une méthode qui va recréer artificiellement le relâchement du périnée sans nécessairement qu’un orgasme y soit associé.

Peut-on dire que c’est alors du fake ? Je te laisse seul juge.

3. Est-il intéressant d’essayer de devenir femme fontaine ?

Femmes fontaines
Maria Lupan – Unsplash

Toutes les femmes sont des femmes fontaines en puissance

Il semble que la pratique d’une relation sexuelle et d’une excitation suffisante favorise un remplissage rapide de la vessie chez la plupart des femmes.

N’avez-vous jamais remarqué mesdames qu’après l’amour, vous aviez souvent l’envie d’uriner ?

Alors, rassurez-vous, c’est aussi généralement vrai chez les hommes. C’est apparemment très commun.

Il y a une simple raison biologique. C’est sain. En effet, les relations sexuelles peuvent faire entrer des bactéries dans l’urètre. Si celles-ci arrivent à remonter jusqu’à la vessie et s’y installent, c’est dans ce cas la désagréable cystite qui se déclare.

Un passage aux toilettes permet avec le flux de limiter cette invasion, principalement chez la femme, car la distance entre le méat urinaire et la vessie est très courte.

Les gros inconvénients de l’éjaculation féminine

Le plus gros inconvénient, comme l’expliquait Corinne que je remercie dans un témoignage, c’est qu’il faut vraiment préparer ses câlins. Pas question de faire l’amour dans le lit sous peine de tout inonder. C’est en effet, un volume de 300 ml qui peut être expédié. Soit l’équivalent d’une canette de soda. Il n’y a pas de quoi se noyer, mais plutôt de ruiner les draps et le matelas.

Il est donc aussi difficile de pratiquer en intérieur hors de chez soi sans qu’il faille trouver des parades comme de nombreuses serviettes éponges ou une protection imperméable.

Tu peux tomber sur des partenaires qui seront offensés par cela. Ils redouteront la pratique du cunnilingus. En effet, ils risquent de ne pas aller jusqu’à te donner un orgasme de peur de subir une douche faciale non sollicitée.

Être femme fontaine est aussi un indicateur de l’état de ton périnée. En effet, celui-ci présente quelques faiblesses. Il pourra être intéressant de le remuscler pour mieux contrôler ses flux. Cela ne les interdira cependant pas, mais évitera par la suite d’autres désagréments liés à un périnée trop mou.

Y a-t-il de réels avantages ?

Il faut reconnaitre une chose, c’est que les femmes fontaines arrivent à se détendre totalement lors de l’orgasme. Il est difficile de dire si celui-ci est plus plaisant, mais en tout cas il semble plus profond d’après certains récits.

Cela permet aussi de satisfaire certains hommes qui ont l’impression d’une toute-puissance de leur technique. Cependant, quand on a bien compris le mécanisme qui provoque ces éjaculations, les partenaires en sont rarement la cause directe. Disons qu’ils en sont seulement le vecteur.

Mais… chut, garde cette information pour toi. Il est bon de les laisser croire que c’est uniquement de leur fait pour leur propre plaisir.


Comme tu le vois, même si cela parait assez mystérieux au premier abord, en réalité, c’est plutôt très terre à terre. Les expériences de femmes fontaines sont disparates. Certaines en ont souvent, chez d’autres cela se déclenche très rarement ou encore apparaissent à une période de leur vie sexuelle. Quoi qu’il en soit, il faut soit apprendre à vivre avec et les domestiquer, mais il est aussi possible de les reprendre en main en remusclant le périnée et ainsi pouvoir gicler à l’envi.

Je t’invite à me dire dans les commentaires si tu as déjà eu cette expérience d’éjaculation féminine dans tes rapports.

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